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Le GTM2012 vu par l’ASPTT Valence

samedi 28 juillet 2012 par philip26

4 cyclos de l’ASPTT-Valence au GTM

Lorsqu’au mois de décembre 2011, j’ai informé les cyclos de l’ASPTT-VALENCE de ce GTM (Grand Tour du Mercantour organisé par le CODEP 06) qui me faisait rêver avec tous ces cols légendaires des Alpes du Sud, 3 volontaires ont adhéré immédiatement et se sont inscrits avec moi. Bien sûr qu’avec José, Jean et Jean-Yves nous nous doutions qu’une sacrée épreuve nous attendait. Les grands cols des Alpes du Sud à franchir : Turini, Brouis, Tende, la Lombarde, Allos et la Bonnette pour les plus célèbres. L’organisation semble à la hauteur, au propre comme au figuré ,avec hébergements et repas du midi et du soir assurés d’une manière royale. L’inscription est faite. Bien entendu, tout l’hiver et tout le printemps nous en avons souvent parlé et surtout chacun, à sa manière, s’est préparé à cette grande échéance. Samedi 23 juin. Réveillé ce matin très tôt, un torticolis me cisaille le cou ! Nous avons rendez-vous avec Jean, Jean-Yves et José à 9 h00 pour charger les vélos dans le bus. Départ 9h30 pour Saint Martin de Vésubie. Voyage sans problème. Nous arrivons à destination à 16h30. Les vélos sont rangés dans le local mis à disposition. Présentation du GTM par les organisateurs, repas sous chapiteau avec les 193 participants. J’espère que mon torticolis ira mieux demain ! Dimanche 24 juin. Levés ce matin à 5h30. Nous prenons notre petit-déjeuner puis nous allons déposer notre sac de vêtements qui sera transporté pendant les 5 jours. Les vélos sont prêts, nous nous rendons sur la ligne de départ vers 7h10. Nous sommes dans les derniers à partir. Hier soir encore, je me demandais si j’allais prendre le départ tellement mon torticolis me faisait souffrir. Je me suis enduit le cou d’une pommade anti-inflammatoire et je me suis bourré d’antalgiques. Pourvu qu’il n’y ait pas de contrôles anti-dopage ! Descente vers l’intersection de la montée du Col de Turini. Montée souple et facile jusqu’au sommet à 1 650 m, on ne force pas, il ne faut pas se "griller" le premier jour. Ravito. au sommet. TVB pour nous 4. Nous entamons la descente séparément. Grosse frayeur pour moi, je crève de l’avant juste avant un virage à plus de 40 km/h. J’ai vraiment failli "valdinguer" ! Repas à Tende. Un petit peu de pagaille et une grosse perte de temps avant d’avoir notre plateau repas. Après le repas nous entamons la montée du Col de Tende jusqu’à l’entrée du tunnel. Nous avons rendez-vous à 14h30 précise pour un regroupement de tous les cyclos et une traversée en convoi, encadrée par des voitures. Les 3 km de tunnel se font sans problème.

Dans le tunnel de Tende Nous commençons la descente vers les thermes de Valdieri. Nous nous retrouvons dans un "gruppetto" d’une cinquantaine de cyclistes et pendant 50 km ce ne sont que des "coups de flingue ". Des relais puissants et particulièrement dynamiques se succèdent. Les cuisses brûlent ! C’est fini nous sommes arrivés. Nous dormirons à Santa Anna. Le soir, avec José, nous allons aux Thermes nous faire masser. Quel bien pour les jambes et pour mon torticolis ! Un bon repas et tous au lit à 22H00.

Lundi 25 juin. Levés à 6h45. Pardon Jean-Yves c’est 1/2 heure plus tôt que prévu, je me suis trompé. Tous les participants démarrent en peloton. Un petit groupe, dont Jean fait partie, a choisi l’option variante en démarrant sur un col. Nous nous retrouvons au ravito. au pied du Col de la Lombarde. Pour éviter ce col nous ferons une rallonge de 25 km. Avec José et Jean-Yves nous nous plaçons en tête du peloton. On roule bon train. Ces premiers 25 km sont vite avalés. Nous retrouvons Jean, comme prévu, au ravito. Nous nous alimentons bien pour prendre des forces avant cette redoutable Lombarde et ses 19 km de montée avec des rampes > 10%. Jean et Jean-Yves nos 2 "grimpeurs colombiens" sont partis devant. Avec José, nous montons à notre train. C’est dur ! Enfin le sommet à 2 345 m. Un peu de repos et de ravitaillement puis c’est la longue descente vers Isola où nous attend le repas du midi. Ce dernier est vite avalé. C’est reparti et nous voici au pied du Col de Couillole très difficile. Je monte en compagnie de José qui souffre. Très dur, il fait une chaleur terrible. Mon compteur indique 44° ! Au passage d’une cascade, nous nous arrêtons pour nous rafraîchir. On se met pratiquement sous la chute d’eau ! José a des crampes. Nous nous arrêtons, il s’allonge par terre et je lui fais des étirements. Il veut se reposer mais je lui déconseille et lui propose de continuer tranquillement en essayant de ne pas forcer. Ça y est, voilà Jean qui vient à notre rencontre. Le sommet ne doit plus être très loin. Heureusement on n’en peut plus. Ravito bienvenu au sommet. Un peu de repos et nous repartons C’est dur ! Epuisés !

vers Beuil puis Valberg. La monté de Valberg finit de bien nous achever. Enfin arrivés. Bon hôtel, nos sacs sont un peu en retard et en les attendant une bonne mousse est appréciée. Hier c’était dur mais aujourd’hui ce fut très très très dur (et encore je garde quelques "très" pour éventuellement les prochains jours). Cou complètement bloqué. Je ne peux pratiquement plus tourner la tête ..........

Mardi 26 juin. Grasse matinée ce matin. Levé 7h00. Bon petit déjeuner puis nous allons sur la ligne de départ. Ce dernier a été fixé à 8h30. Longue descente par les gorges du Cians. Route enchâssée entre des montagnes de pierres rouges. Il fait frais et la descente est très facile. Arrêt ravito. à Puget-Théniers. On reste peu de temps car nous prévoyons d’aller boire un café à Entrevaux, magnifique cité fortifiée. Allez, il faut repartir vers Guillaume où le repas de midi nous attend. Il commence à faire très chaud, dans les 40° !

On ne mangera pas trop car immédiatement après on attaque le redoutable col des Champs. En fin de compte, nous le passerons très bien, à nos niveaux, tous les 4. Nous voilà au sommet à 2 080 m. La descente est dangereuse et pas facile nous la faisons tranquillement. Dernière petite montée et nous rejoignons le village d’Allos où nous sommes hébergés pour la nuit dans un village vacances, où nous devons nous entasser à 4 dans une chambre aux dimensions minimales ! Heureusement qu’on n’y passe qu’une nuit. Bonne troisième journée qui, malgré les difficultés, nous a permis de récupérer un peu. Ce sera nécessaire car demain ce sera la cerise sur le gâteau avec le Col d’Allos puis le plus haut col d’Europe la Bonette. Demain est un autre jour......Mon torticolis va un peu mieux. C’est dur dans les descentes !

Mercredi 27 juin. Bien qu’à 4 dans cette chambre de 6 m² (j’exagère un peu mais elle était vraiment minuscule) nous avons très bien dormi. Une très dure journée nous attend ! Départ à la fraîche d’Allos. Les 15 km de montée et les 800 m de dénivelé sont avalés à un train d’enfer, à peine plus d’une heure. Nous avons des jambes de feux ! C’est de bon augure pour la suite. Longue descente vers Barcelonnette. Route magnifique qui serpente dans la montagne. A Barcelonnette, repas champêtre sous chapiteau dans un espace de verdure très agréable. A 11h30 c’est parti. Long faux plat montant jusqu’à Jausiers puis début de cette fameuse Bonnette, 24 km de montée. On démarre à l’altitude 1200 pour arriver au sommet à 2800 m. La forme est là mais les journées précédentes commencent à se faire sentir. Nos 2 grimpeurs sont partis. Nous les retrouverons en haut. Nous voilà au sommet de la plus haute route d’Europe.

Au sommet du col de la Bonnette

On se restaure un peu et nous redescendons pour 25 km vers St. Étienne deTinée. Au village Jean et J.Y. s’arrêtent à la fontaine faire le plein de leurs gourdes. José et moi entamons les 7 km de montée vers Auron. Un plan "anti colombiens" est mis en place. Quand les 2 compères arriveront à notre hauteur, José est chargé de retenir Jean par tous les moyens et de me crier d’y aller et de "planter une mine" afin d’arriver au moins une fois en tête ! C’est raté, tenir une accélération de 2 km face à "Lucho Alboussière" c’est impossible. Tant pis on mettra un autre plan en place. Grosse journée comme prévu, Nous sommes bien fatigués ce soir. Demain c’est le dernier jour et ce sera plus cool. Le Col St Martin avec ses et 1000 m de dénivelé pour une soixantaine de km puis encore environ 500 m avec la montée de Boréon. À suivre… Jeudi 28 juin. Levé 6h30. Nous avons encore bien dormi. D’ailleurs comment pourrions-nous mal dormir avec les journées que nous faisons ? Le départ est donné à 8h30. Les féminines sont placées en tête du peloton. Elles sont une vingtaine. Chapeau les filles ! La consigne a été donnée de rester en peloton sur les premiers km. En effet, le photographe souhaite prendre le peloton regroupé pour article dans les journaux des jours suivants. Longue descente dans la vallée de la Tinée. Il fait déjà presque chaud. La lumière du matin rend les paysages magnifiques. Fini la rigolade, nous arrivons au pied du Col St. Martin. 17 km de montée et 1 000 m de dénivelé. La pente est moyenne mais les 4 jours précédents se font sentir. Je suis d’un bon train Jean et Jean-Yves, ils m’attendent un peu aussi. J’exploserai dans le dernier 1/3 et je finirai à mon rythme. José nous rejoint rapidement et nous profitons du ravitaillement. Nous plongeons ensuite vers St. Martin de Vésubie et la montée du Boréon vers le parc Alpha et ses loups. Là se finira ce GTM. La montée ne fait que 7 km mais nous sommes contents d’en voir la fin.

Nous visitons un peu le parc où nous voyons quelques loups. Impressionnant !

Nouveau buffet pour se restaurer. Quelques discours et remerciements. C’est fini. 587 km - 12 758 m de dénivelé - 14 cols - 18 000 kcal. Mais qu’est-ce qu’on a mangé comme pâtes !

Je ne peux pas finir cet article sans plusieurs remerciements. Tout d’abord merci Jean, José et Jean-Yves. Nous avons passé 5 jours, en copains à nous entraider et nous soutenir. Formidable ! Je recommence quand vous voulez.

Ensuite merci à Pierre, Michel et Alfred. Quelle organisation fantastique ! Aucun "raté", juste quelques améliorations qui viendront naturellement au fur et à mesure de l’évolution de ce GTM. Enfin et surtout MERCI À TOUS LES BÉNÉVOLES pour leur gentillesse et leur disponibilité. Sans eux ce GTM ne pourrait exister !

Philip ALZIAL


4 cyclos de l’ASPTT-Valence au GTM
notre participation au GTM 2012

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