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Les Défibrillateurs

mercredi 16 janvier 2008 par cyclotourisme06

L’équipe de basket Cagnois a été endeuillé par la perte d’un membre en plein match. En effet, dimanche 23 septembre 2007 Christophe Cutajar (32 ans) a succombé à un arrêt cardiaque à la Maison des Sports de Cagnes-sur-Mer, alors qu’il affrontait le Cannet avec l’équipe 2 des séniors. Ce nouveau décès relance d’ores et déjà le débat sur la présence obligatoire de défibrillateurs dans les lieux publics, et plus particulièrement dans les salles de sports.
- Cette remarque ne s’est pas faite attendre puisqu’une réunion a eu lieu le jeudi 11 octobre 2007 à la salle du Conseil Municipal de Cagnes-sur-Mer, pour la remise officielle de 5 défibrillateurs sur la commune. Ceux-ci seront installés dans les endroits suivants :
- – 1 à la gare SNCF
- – 1 à la Police Municipale
- – 1 au stade Pierre Sauvaigo
- – 1 au stade du Val Fleuri
- – 1 à la Maison des Sports rue Jean Bouin.
- 500 appareils seront mis en place dans le département des Alpes-Maritimes

- La défibrillation dite « précoce » est une des conditions nécessaires à la survie en cas d’arrêt cardiaque par « fibrillation ventriculaire » (principale cause de mort subite chez l’adulte). Pour que ce geste médical soit effectué le plus tôt possible, des appareils simplifiés utilisables par le grand public, ont été créés ; il s’agit des défibrillateurs automatiques (DA). On distingue en France deux types d’appareils, selon l’action du sauveteur :
- • le défibrillateur semi-automatique (DSA) : le sauveteur doit appuyer sur un bouton pour que l’appareil délivre le choc (semi-automatique), ce geste est une garantie de sécurité pour l’utilisateur et l’entourage de la victime. En effet, le sauveteur peut s’assurer que personne ne touche la victime avant d’autoriser l’appareil à délivrer le choc électrique.
- • le défibrillateur entièrement automatique (DEA) : c’est l’appareil qui décide de délivrer le choc, avec pour seule sécurité des invites vocales pour ne plus toucher la victime avant la délivrance du choc. Cela peut représenter un danger pour le sauveteur ou l’entourage de la victime notamment lors d’interventions dans des ambiances sonores, le choc électrique étant déclenché automatiquement.
- En fait, les deux types d’appareils sont "automatisés", car l’analyse du rythme cardiaque est automatique, la décision de la délivrance du choc est dans les deux cas prise par l’appareil, l’un dispose d’un bouton de sécurité, l’autre pas.
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Quelques consignes

- Le Défibrillateur Automatique ne doit être posé en première intention que sur une personne adulte (ou enfant de plus de 8 ans et de plus de 25 kg, en arrêt cardiocirculatoire avéré, c’est-à-dire qui ne respire pas et dont les pouls (en particulier carotidien) sont absents. En cas de doute, il vaut mieux installer le DA qui rectifiera le diagnostic. Il faut s’assurer que l’arc électrique passera bien dans le corps (à travers le coeur) et non pas à l’extérieur, il faut donc :
- • s’assurer que l’on n’est pas dans une atmosphère explosive (fuite de gaz, station service etc...)
- • mettre la victime sur une surface sèche, non métallique ;
- • dénuder le torse de la victime ;
- • sécher si besoin rapidement le torse de la victime ;
- • si nécessaire, raser les poils à l’endroit où l’on va poser les électrodes, pour permettre un bon contact (le nécessaire pour cela est dans l’étui) ;
- • poser les deux électrodes auto collantes en suivant les schémas qui figure sur chaque électrode puis allumer l’appareil.
- Il faut pratiquer la réanimation card io-pulmonaire (bouche-à-bouche et massage cardiaque avant et pendant la pose du DA. Lorsque le DA est allumé, on suit les instructions (l’appareil parle). Il faut notamment que personne ne touche la victime pendant l’analyse du rythme cardiaque et la délivrance des chocs (on interrompt provisoirement la réanimation).
- Notons que le fait que la défibrillation fasse repartir le coeur ne signifie pas que la personne va survivre ; par ailleurs, si elle survit, elle peut garder des séquelles neurologiques irréversibles. Cependant, cette démarche est la seule permettant de donner une chance de survie, et de pouvoir revivre dans de bonnes conditions.

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Le scénario idéal est :

- 1. le témoin est là lorsque la personne s’effondre et reconnaît une situation d’arrêt cardio-circulatoire : la personne ne répond pas quand on le questionne, ne respire pas et ne réagit pas aux insufflations ;
- 2. Appeler les secours (112 à partir d’un portable dans l’Union Européenne, ou bien le 18, Sapeurs-pompiers ou le 15, Samu en France, et le 911 pour l’Amérique du Nord) immédiatement en spécifiant qu’il est en face d’un cas d’arrêt de la respiration ;
- 3. il pratique la réanimation cardio-pulmonaire ;
- 4. un DA arrive dans les 5 minutes (équipe de secouristes, par exemple véhicule de secours et d’assistance aux victimes (V.S.A.V.) ou premiers répondants) ;
- 5. une équipe médicale (SMUR) ou paramédicale arrive dans les 20 minutes, selon la localisation, pour poursuivre la réanimation.
- En milieu proche d’un centre hospitalier, on peut avoir directement l’arrivée d’une équipe médicale (SMUR) munie d’un défibrillateur manuel (et donc pas de VSAV). Dans un tel cas, on estime avoir environ 20 % de chances de faire repartir le coeur (1 chance sur 5) — soit relancer le coeur d’environ 10 000 personnes en France la mort subite par arrêt cardio-ventillatoire cause en effet environ 50 000 morts hors hôpital par an en France.
- Cependant, même lorsque le coeur repart, de nombreuses personnes vont décéder des suites de l’arrêt cardiaque ou du fait d’un autre infarctus à l’hôpital, ou bien vont présenter des séquelles neurologiquesirréversibles ; on estime que dans le meilleur des cas, 7 % des victimes d’un arrêt cardiaque extra-hospitalier ressortent vivantes de l’hôpital (soit 3 500 vies sauvées en France).


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